Olivier Collet Ostéopathe D.O - Holoenergetic® Dr Laskow

Ostéopathie

Parallèlement à mes études d’ostéopathie au COS (3 ans) puis au CETHOM (4 ans), mon formateur essentiel en ostéopathie a été Pierre Tricot qui m’a permis de comprendre les Fondements, l’Esprit et l’Essence de l’Ostéopathie.

Je tiens à exprimer ici ma profonde gratitude pour son travail de vulgarisation, de transmission et sa profonde humilité.

Ce texte est reproduit avec l’aimable autorisation de Pierre Tricot, ostéopathe D.O.                 Pierre Tricot

Rechercher la santé

Still disait : « Trouver la santé devrait être l’objectif du docteur. N’importe qui peut trouver la maladie. »[1]

  • Le fondement même de la vie, c’est la santé. Quelque soit le créateur et la manière dont les choses ont été créées, il semble logique de penser que les organismes ont été créés ou se sont développés pour progresser vers une santé optimum.
  • La santé fonde donc la vie et le vivant.
  • L’ostéopathe doit donc chercher la santé, travailler avec ce concept, plutôt qu’avec l’idée de maladie.

L’ostéopathie n’est pas une thérapeutique exclusive, mais une aide essentielle à intégrer au sein d’équipes orientées vers la santé, tournées vers la considération de l’être dans sa totalité.
Biokinétique, biodynamique et intention en travail crânio-sacré, un texte de Franklin Sills qui parle fort bien de la santé.

[1] A. T. Still : Philosophie de l’ostéopathie, p. 51 (édition 2003).

 Les lois de cause à effet

« De tous les aspects du concept ostéopathique, aucun n’est, en pratique, plus important ni plus profond que la reconnaissance des lois de cause à effet : dysfonction ou pathologie ne sont qu’un effet. »[1]

Une histoire attentive du traumatisme ou de l’opération chirurgicale, interprétée à la lumière d’une bonne connaissance de l’anatomie et de la physiologie donne un premier fil d’Ariane pour guider le praticien vers une compréhension des phénomènes que présentent aujourd’hui son patient.
Les causes peuvent se conjuguer, issues de plusieurs origines :

  • un passé traumatique ayant induit des blocages mécaniques
  • des habitudes alimentaires comme décrites plus haut
  • l’abus de drogues de tous genres, y compris le médicament
  • le surmenage tant physique qu’intellectuel
  • le stress et la détresse morale, intellectuelle et spirituelle.

Tant que ces sources ne sont pas reconnues et améliorées, les résultats thérapeutiques, quelle que soit le système adopté, sont incertains et instables.

La démarche de l’ostéopathe consiste donc à :

  • rétablir les équilibres mécaniques et physiologiques de son patient
  • l’aider à trouver et éventuellement résoudre ces difficultés d’un autre ordre, en l’orientant vers les aides adaptées.
[1] Viola Frymann : The Philosophy of Osteopathy, in Collected Paperof Viola Frymann, publié par American Academy of Osteopathy, Indianapolis,IN, 1998, p. 283.

Le corps a le pouvoir de surmonter la maladie

Aucun praticien n’a jamais guéri un patient.

  • La seule chose qu’il ait faite, c’est de permettre à l’organisme du patient de trouver les ressources nécessaires pour recréer un équilibre.
  • Voilà ce qu’écrit Viola Frymann : «Moi le praticien, je ne peux guérir la plus simple des blessures, mais je peux nettoyer la plaie et enlever les débris, en rapprocher les bords et empêcher la contamination. Je ne peux guérir la fracture, mais en rétablissant une relation anatomique normale et en la protégeant des mouvements traumatisants, je procure à la fracture les meilleures conditions pour les processus de réparation. Il peut être nécessaire d’enlever une tumeur ou un calcul ou quelque autre entité pathologique, mais une fois cela fait, le chirurgien doit se fier à son invisible allié chez le patient, pour mettre en œuvre les processus de guérison»[1].

Le rôle de l’ostéopathe se borne donc, grâce à un raisonnement reposant sur la connaissance anatomique et physiologique :

  • à trouver les éléments entravant les processus normaux d’amélioration
  • à les réajuster
  • à laisser la sagesse du corps faire l’essentiel : rétablir son équilibre et sa santé.
[1] Viola Frymann : The Philosophy of Osteopathy, in Collected Paper of Viola Frymann, publié par American Academy of Osteopathy, Indianapolis, IN, 1998, p. 282.

Le corps produit les substances nécessaires

« Le corps constitue l’atelier dans lequel les substances physiques sont fabriquées »[2].

  • Notre corps survit grâce à l’air que nous respirons et à l’aliment que nous absorbons.
  • Bien que cela ait été bien longtemps peu reconnu voire nié par le courant médical classique, il est logique de penser que santé ou maladie dépendent en grande partie de la qualité et de la quantité des apports alimentaires et respiratoires.

Cette partie du concept ostéopathique dépend d’éléments écologiques inconnus il y a cent ans et même seulement cinquante.
L’altération de la qualité des aliments se fait de multiples manières :

  • par l’utilisation massive d’engrais minéraux déséquilibrés,
  • par l’utilisation d’insecticides et de divers produits de traitements,
  • par l’addition de colorants, de condiments ou de conservateurs,
  • par le raffinage qui ôte des éléments essentiels.

Il devient difficile, parfois même impossible, d’apporter au corps les éléments bruts à partir desquels il pourra élaborer les substances nécessaires à son fonctionnement équilibré.

  • Still étant fermier, il aurait sans doute mené campagne pour réformer ces domaines de la production et de la préparation des aliments.
  • Lorsque l’habitude de nourrir le corps avec des aliments naturels et non dégradés est établie ou rétablie, l’affirmation de Still est vraie.
  • A ce moment, le rétablissement du corps dans son équilibre anatomique et physiologique à l’aide d’un traitement ostéopathique bien conduit, suffisent généralement à lui permettre de recouvrer la santé.
[2]A.T. Still : Ostéopathie, recherche et pratique, §102

Importance de la circulation des fluides corporels

« Un apport abondant et complet de sang artériel doit être amené et délivré à toutes les parties, organes et glandes, par les canaux appelés artères. Et lorsque le sang a accompli son travail, alors, sans délai, les veines doivent retourner le tout au cœur et aux poumons pour le rénover. »[1]

  • Par un système de vaisseaux tubulaires diminuant progressivement de diamètre, le sang artériel est véhiculé à partir de la pompe centrale, le cœur, vers chaque cellule du corps.
  • Le système circulatoire doit pouvoir contribuer à maintenir les conditions de la santé, que le sujet soit allongé et détendu ou qu’il soit debout ou même placé la tête en bas.
  • Il adapte les demandes du corps, que celui-ci soit au niveau de la mer ou en haute montagne, dans une température clémente ou extrême, au cours d’une compétition athlétique aussi bien que d’une activité intellectuelle sédentaire.

De multiples anomalies peuvent altérer le fonctionnement de ce délicat système, entraînant de sérieuses répercussions au sein du corps. L’ostéopathe doit donc posséder une bonne connaissance anatomique tant du système vasculaire que du système nerveux autonome.

Il doit pouvoir raisonner à partir de la région où se manifeste la trouvaille pathologique vers les aires de contrôle, sans oublier aucune des régions par lesquelles transitent les fluides ou les informations nerveuses.

[1] A. T. Still : Philosophie de l’ostéopathie, p. 31

Le corps, une unité fonctionnelle

Le corps humain est constitué de parties fonctionnant en étroite interdépendance.
Il existe au sein du corps un tissu omniprésent – le tissu conjonctif, ou fascia -, assurant à la fois :

  • la structuration de l’organisme
  • la conduction des flux liquidiens
  • le support pour les vaisseaux, les nerfs et autres fibres conductrices.

Still émit l’hypothèse que ce tissu de soutien, en altérant la circulation des fluides (sang, lymphe, liquides non collectés, influx nerveux, etc.), pouvait être à l’origine de beaucoup de pathologies de l’être humain.
Ce tissu est disséminé dans le corps comme une toile d’araignée.

  • Il détient la clé des lignes de communication de l’organisme.
  • Il en fait une unité fonctionnelle.

La relation structure/fonction

« La maladie est le résultat d’anomalies anatomiques auxquelles succède le désordre physiologique » [1].

Cette idée pourtant simple, semble avoir été oubliée dans les concepts thérapeutiques modernes. Ne semble-t-il pas évident qu’un nerf gêné dans son parcours par une compression ou une distorsion sa fonction de transmission altérée ?

  • Ne semble-t-il pas évident qu’un vaisseau sanguin ou lymphatique comprimé ne peut assurer sa fonction correctement ?
  • L’ostéopathe cherche donc, au sein des structures du corps, celles qui ne présentent pas un degré de mobilité suffisant, dans le but de les libérer pour permettre à la ou les fonctions qui en dépendent d’être assurées normalement.

« Le terme fonction ne s’applique pas seulement aux activités végétatives de l’organisme, telles que la circulation, la respiration, la digestion, etc. Il inclut également des activités telles que la pensée, la sensation, l’expression créatrice, la méditation et même l’aspiration spirituelle »[2].

[1] A. T. Still : Ostéopathie, recherche et pratique, §20.
[2] Viola Frymann : Philosophy of Osteopathy in Collected Paper of Viola Frymann, publié par American Academy of Osteopathy, Indianapolis, IN, 1998, p. 280.

Plus d’infos sur Pierre Tricot – Approche tissulaire de l’ostéopathie

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